Drama

Mais Ne Nous Deliverez Pas du Mal 1976 French Language

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Mais Ne Nous Deliverez Pas du Mal 1976 French Language

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Comme son titre - très évocateur et farouchement résigné - l'indique, Mais ne nous délivrez pas du mal ne causera pas de bien mais du mal. Dans tous ses états. Sous des dehors provocateurs, ce très beau film montre comment l'ennui bourgeois et le manque d'amour de parents égoïstes davantage soucieux de l'image sociale qu'ils renvoient peuvent générer des monstres aussi innocents que pervers. Un film qui dérange et fait mal aux idées reçues. Un film de Joel Séria, réalisateur français obsédé par le sexe, le mauvais goût et les univers sulfureux, à qui on ne doit pas que les égrillardes et divines Galettes du Pont Aven.
"Bon nombre de films ont tissé leur scénario sur cette trame mais rares sont ceux qui sont allés aussi loin dans la folie et la démence, l'angoisse et le mystère."

Mais ne nous délivrez pas du mal, le premier film de Joel Séria, date de 1971 ; il est d'une fulgurante modernité dans son discours. Ceux qui jusqu'à présent considéraient le réalisateur comme un simple pervers fasciné par les toisons pubiennes risquent de se prendre une sacrée torgnole dans la tronche. Ici, ils découvriront un cinéaste très inspiré et sensible capable d'élans poétiques inattendus (rite satanique sur une barque en pleine nuit) et d'un vrai regard sur une adolescence dégoûtée par un monde d'adultes englué dans la médiocrité.
En dépit des apparences, le film, extrêmement couillu pour l'époque (le langage est cru, les situations itou), s'inspire du fait divers qui a inspiré Peter Jackson pour réaliser Créatures Célestes près de vingt-cinq ans plus tard. L'action se déroule dans une institution religieuse de province où les secrets les plus inavouables doivent être cachés (l'homosexualité d'une bonne soeur par exemple). Occasion rêvée pour le joyeux luron de brocarder ce microcosme et laisser éclater sa verve anticléricale ? Oui, mais voilà : ce n'est pas ici que réside l'intérêt de cet opus autrement plus dérangeant qu'une simple histoire de satire provinciale. C'est en cela qu'il va peut-être plus loin qu'un Trotignon, un Schulmann ou même un Mocky. Dans ce lieu rongé par l'hypocrisie où les abbés sont ravagés par la concupiscence en écoutant les confessions intimes de jeunes dévotes en prétendu total dénuement, Anne (Jeanne Goupil, égérie du cinéaste) et Lora (Catherine Wagener) se contrefoutent du moule uniforme, se moquent de croire en dieu et s'amusent au départ à invoquer le démon par simple esprit de rébellion.
Puis, progressivement, elles provoquent des démons de midi, transgressent des règles, stimulent la sexualité malade des péquenots du coin, cherchent à prouver qu'elles existent en zigouillant des animaux inoffensifs... jusqu'au jour où le malheur s'abat sur elles. Retour à la morale ? Impossible, bien entendu. A partir de là, les sauvages innocentes vont comprendre l'importance de leurs actes jusqu'au dénouement, nihiliste et intransigeant, qui prouve que Séria ne joue aucunement avec les affects de ses jeunes héroïnes ni avec leurs pulsions autodestructrices.
Sous le sulfureux canevas, il se cache un film aux multiples personnalités (érotisme, horreur, fantastique, comédie) qui revêt d'étonnantes surprises. En surface, c'est une histoire d'amitié fusionnelle entre deux adolescentes (une brune et une blonde). En profondeur, c'est une réflexion sur les apparences (l'argent et l'oisiveté ne comblent pas le manque d'amour) et surtout le bouleversement de sacro-saintes valeurs comme la religion ou la pureté de l'enfance (est-ce qu'un enfant est capable de vouloir le mal? Est-ce qu'une gamine peut ressentir des désirs sexuels intenses?). Bon nombre de films ont tissé leur scénario sur cette trame mais rares sont ceux qui sont allés aussi loin dans la folie et la démence, l'angoisse et le mystère. Mais ne nous délivrez pas du mal se pose des questions sur la femme-enfant, état de flottement où elle est trop petite pour se défendre et trop grande pour se contenter de jouer à la poupée.

Les deux filles du film sont peut-être inconscientes des horreurs qu'elles commettent (seules, elles sont perdues) mais leur refus des conventions, de l'imposture, des faux-culs qui peuplent leur quotidien est, lui, présent et offensif. Afin de s'affranchir de la morale chrétienne, elles organisent des messes noires, profanent des fétiches religieux et commettent l'ultime transgression (la plus belle de toutes): réciter des vers des Fleurs du mal, de Baudelaire, lors d'une représentation devant des parents nantis qui ne comprennent rien mais applaudissent quand même. C'est alors que la plus haute insulte blasphématoire devient la plus éblouissante des catharsis.

Récemment, Lucile Hadzihalilovic a essayé de reprendre la thématique d'une enfance confrontée au mystère de l'existence et des pulsions sexuelles qu'on réprime dans Innocence, inquiétante étrangeté qui peut se lire comme une version positive (l'aboutissement final n'est pas le même) et infiniment plus light de ce Mais ne nous délivrez pas du mal. On se souvient de l'accueil critique tiédasse et malintentionné qu'elle a reçu (on l'a taxée d'avoir fait un film de pédophile pour vieux pervers pépères). N'est-ce pas voir le mal partout alors qu'Innocence est au contraire un film qui parle au plus juste des angoisses liées au passage à l'âge adulte ? En cela, qu'est-ce que ces ayatollahs de la critique bien pensante auraient dit sur cette bombe d'ambiguïté prodiguée par un réalisateur dont ils ignorent ou sous-estiment le simple patronyme ? Le découvrir ou le revoir près de 35 ans plus tard donne envie d'en savoir plus sur l'accueil critique de l'époque, les conditions du tournage, les ambitions de Séria et surtout la direction des jeunes actrices qui ne semblent point tricher avec leurs sentiments ni même avec les situations. L'ensemble, envoûtant, inquiétant, excitant écorne l'image du vert paradis de l'enfance et s'impose comme un accident d'une choquante beauté. Un édifice dégénéré comme plus personne n'ose en faire. C'est surtout l'un de ses objets filmiques français toujours aussi ridiculement maudit qui, à l'instar de Maîtresse de Barbet Schroeder, s'impose pourtant comme l'une de ses réussites les plus paradoxales. Joel, avec trop de retard, pardonne-nous de cette offense.

Two young French schoolgirls, bored and left too much by themselves, decide to dedicate themselves to doing evil after reading works by French revolutionaries and anti-social types (Baudelaire and Jean-Jacques Rousseau come to mind). The leader of the two instigates a number of small crimes such as torturing a cat, and tormenting the school groundskeeper by killing birds. After they eventually move on to grander things — a black mass and murder — they find themselves under suspicion by the police. During a school review, in their final act of self-destructive violence, the two recite nonsense verse, douse themselves in gasoline and set themselves on fire. This film was firmly censored by French authorities, but it was allowed to be seen at the 1971 Cannes Film Festival,to this day it's only allowed for adults.

cast
Jeanne Goupil - Anne
Bernard Dheran - Man
Gérard Darrieu - Emile
Henri Poirier - Mr. Fournier
Michel Robin - Leon
Véronique Silver

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